I used to be a little boy so old in my shoes
Il paraît que je suis quelqu'un à l'écoute des autres.
Un mec sympa quoi.
C'est vrai, j'aime écouter la vie des gens, leurs problèmes, leurs soucis.
J'essaie parfois, quand les gens me tiennent à cœur, de les aider du mieux que je peux.
Je n'ai pas toujours les bons mots, ni les bonnes phrases, et parfois le silence est un meilleur réconfort que la plus inutile déclaration de compassion.
J'essaie.
Le hic, c'est que les gens que j'écoute avec sincérité et philanthropie (oui, le mot n'est pas exagéré) ils ne sont pas du tout nombreux. Ce nombre est d'ailleurs extrêmement peu élevé.
Dérisoire. Quasi inexistant.
Des élus.
La plupart des autres je sais qu'ils sont là, mais leur existence m'est totalement indifférente. Même parmi les gens que les clauses sociales "nomment" amis ou potes, la plus grande majorité me semble inintéressante au possible. Comme des moustiques qui gravitent autour de soi, et qu'on chasse d'un revers de main une fois qu'ils sont trop près. Parce qu'ils gênent, ou parce qu'on s'en moque éperdument.
Et je ne parle même pas des ces anciennes relations qui disparaissent au gré du temps, et qu'on finit par oublier ou ranger dans les vieux souvenirs.
Toutes ces personnes sont dans la même catégorie: si je devais choisir entre les sauver ou les regarder se débattre dans leur désespoir, je ne leur tendrais même pas la main.
Dans mes rêves, il n'y a jamais personne de sauf de toute façon. Ni dans les histoires qui me permettent de m'endormir. Cette envie de joli trou noir est toujours présente. Et je ne vois pas pourquoi cela changerait un jour ou l'autre.
Y a-t-il une personne qui vaille la peine d'être sauvée au final?
J'espère qu'un jour, la réponse sera "oui".
Ou peut-être que c'est cette personne qui devra me sauver en me tendant la main.